Même si on a trouvé le moyen de les déplacer le long d’une rue à sens unique, à 500 mètres du port, ils restent une partie de notre histoire, de notre économie et de notre identité méditerranéenne.
Et aujourd’hui, c’est encore sur eux que l’on serre la vis.
L’histoire des quotas de thon rouge paraît compliquée. Elle ne l’est pas.
Depuis 2009, la répartition française du quota est d’environ 89 % pour la Méditerranée, 10 % pour l’Atlantique et 1 % pour la pêche de loisir.
En 2025, la France n’a pas utilisé l’intégralité de son quota. Elle bénéficie donc en 2026 d’un rattrapage.
On pourrait imaginer une règle assez simple. Puisque la Méditerranée représente 89 % du quota, elle devrait logiquement récupérer une part importante de ce surplus.
L’État a décidé d’attribuer les deux tiers de ce surplus à l’Atlantique et seulement un tiers à la Méditerranée.
Résultat annoncé par les professionnels, 130 tonnes de moins pour la Méditerranée par rapport à une répartition suivant les proportions habituelles.
Et qui prend le choc en premier ?
Ceux qui partent avec un ou deux marins. Ceux qui travaillent à l’hameçon. Ceux pour qui quelques centaines de kilos peuvent peser lourd dans le chiffre d’affaires d’une saison.
Comme si cela ne suffisait pas, 15 nouvelles autorisations de pêche au thon rouge ont été refusées cet été à de petits métiers méditerranéens.
Pendant ce temps, le thon rouge représente environ 30 % des volumes pêchés sur notre côte.
Le ministère explique que le réchauffement climatique modifie les équilibres entre l’Atlantique et la Méditerranée.
Très bien. Mais lorsqu’on prend à la Méditerranée pour donner à l’Atlantique, quelle est la contrepartie pour nos pêcheurs ?
C’est justement tout le problème.
Le thon rouge est la seule espèce commune aux deux façades. Le transfert peut donc fonctionner dans un sens, sans véritable possibilité de compensation dans l’autre.
Nos pêcheurs doivent déjà composer avec le prix du gazole, les mauvaises prises de cet été et les contraintes du plan West Med. Selon l’OP du Sud, ces dernières représentent jusqu’à 25 % de chiffre d’affaires perdu pour les chalutiers concernés.
À force d’empiler les contraintes, les quotas, les refus d’autorisations et les nouvelles répartitions, il faudra peut-être arrêter de s’étonner que les pêcheurs méditerranéens parlent aujourd’hui de survie.
Alors je fais une proposition très concrète.
Lors du prochain conseil municipal, la Ville de Valras-Plage devrait soumettre au vote un vœu en faveur des pêcheurs méditerranéens.
Un vœu, c’est une prise de position officielle du conseil municipal sur un sujet qui concerne l’intérêt local, même lorsque la décision finale relève de l’État. Il ne change pas à lui seul la réglementation, mais il permet à une commune d’exprimer officiellement sa position et d’interpeller les autorités compétentes.
Valras est une ville maritime. Notre conseil municipal doit donc prendre position.
Et puisque notre maire est membre de l’ACMO, je lui propose d’aller plus loin. Qu’il demande aux autres maires concernés d’adopter à leur tour un vœu similaire dans leurs conseils municipaux.
Une commune qui proteste, c’est une voix.
Des communes du littoral méditerranéen qui votent le même texte et le transmettent ensemble à l’État, cela commence à peser.
Sur ce sujet, majorité et opposition devraient pouvoir voter ensemble.
À Valras, nous devrions être parmi les premiers à défendre ceux qui vivent de notre mer.
Parce qu’un port sans pêcheurs finit par devenir un simple décor pour touristes.
On les a déjà éloignés du port.
Évitons maintenant de les éloigner de la mer.
J'ai adressé ce projet par mail à l'ensemble des élu(e)s et voilà la répondre du représentant du RN local, Monsieur Cédric Augier
Monsieur Bertrand,
Votre besoin d’exister devient pathétique. À force de vous contredire, vous êtes devenu votre propre adversaire : un vrai Docteur Jekyll et Mister Hyde. Votre tête grossit chaque jour alors que vous ne représentez plus personne à force d'avoir menti à vos électeurs. Enfin si… vous ne représentez plus que vous-même : le petit Richard.
Sachez qu'on n'a pas attendu vos leçons pour défendre la pêche artisanale au RN. L'action de notre député Julien Gabarron a manifestement donné des idées à votre logiciel d'IA, mais la copie reste bien médiocre. Le Rassemblement National mène ce combat quotidiennement, sur le terrain comme à l'Assemblée.
Vos propos de picrocholin n'intéressent personne, et les Valrassiens ont autre chose à faire que d'enfiler la lecture de vos romans virtuels.
Laissez les dossiers sérieux à ceux qui travaillent.... Et merci de ne plus exposer publiquement les vies privées de chacun, cela relèverait un peu votre niveau...
Et ma réponse :
Monsieur le Conseiller municipal,
Merci pour votre réponse.
Je me permets toutefois de vous rappeler un détail important.
Il s’agit ici d’une messagerie entre élu(e)s de la République, pas d’une cour de récréation.
Revenons donc à la politique locale, puisque c’était précisément l’objet de mon message.
Je propose que le conseil municipal de Valras-Plage vote un vœu en soutien aux pêcheurs méditerranéens concernant la répartition des quotas de thon rouge.
Vous m’indiquez que votre député Julien Gabarron travaille déjà sur ce dossier.
J’en suis ravi.
Nous devrions donc être d’accord.
Si votre groupe défend cette position à l’Assemblée nationale, il serait assez logique que vous la défendiez également au conseil municipal de Valras-Plage.
C’était précisément le sens de mon mail.
Je ne vous demande pas d’apprécier celui qui formule la proposition. Je vous demande simplement, en votre qualité de conseiller municipal, de vous prononcer sur son contenu.
C’est aussi cela, être élu. Être capable de soutenir une proposition lorsqu’on la considère utile à notre commune et à notre territoire, même lorsqu’elle vient d’un autre groupe.
Je renouvelle donc très simplement ma proposition : que Valras-Plage adopte lors du prochain conseil municipal un vœu en faveur des pêcheurs méditerranéens et que cette démarche soit portée auprès des autres communes concernées.
Sur ce sujet, nous avons manifestement la possibilité de défendre la même chose.
Essayons donc de parler du dossier plutôt que de celui qui le présente.
Bien cordialement,
Arriverons nous à faire voter ce voeux ?
A priori pas par le RN qui continue prends la messagerie des élu(e)s pour une cours de récréation
Monsieur,
Permettez-moi de rectifier d'emblée une contre-vérité : si cet espace de communication appartient à la vie publique, il n'a pas à être le théâtre des obsessions politiques auxquelles vous vous livrez régulièrement. Vous feignez de rappeler la tenue qu'impose un mandat local, mais votre démarche relève d'une mise en scène bien rodée où le fond s'efface constamment derrière la posture.
Chercher à entretenir un échange rationnel et structuré avec vous s'apparente hélas à jouer aux échecs avec un pigeon : peu importent les règles, la rigueur des arguments ou la logique du jeu, le pigeon finit toujours par renverser le plateau, faire ses besoins dessus et parader comme s'il avait gagné. Votre méthode ne varie pas, et la frustration manifeste qui s'en dégage n'y change rien.
Sur le sujet précis de la pêche méditerranéenne et de la répartition des quotas, vous avez pu voir hier tous nos députés de l’Hérault et Sébastien Chenu défendre à Agde la pêche dans la presse. Chacun son rôle. Le travail de fond n'attend pas vos injonctions pour s'accomplir. La défense de nos marins et de notre économie littorale s'exerce avec sérieux sur le terrain et à l'Assemblée nationale, en lien étroit avec nos députés. Nous laissons à d'autres les vœux de principe et l'agitation d'affichage municipal, qui ne servent qu'à masquer une incapacité à agir concrètement.
Mon engagement au conseil municipal demeure guidé par l'efficacité et l'intérêt véritable des Valrassiens. Libéré de ce besoin permanent d'exhibition politique, je continue de consacrer mon énergie aux dossiers qui comptent.
Ce message n'appelant aucune réponse de votre part...
Attendons maintenant la réaction du maire
Monsieur le Conseiller municipal,
Merci pour votre réponse.
Je me permets simplement de rappeler, une seconde fois, que nous utilisons ici une messagerie d’élu(e) s de la République, pas une cour de récréation.
Mon message initial était adressé à Monsieur le Maire. Je lui proposais d’inscrire à l’ordre du jour du prochain conseil municipal un vœu en soutien aux pêcheurs méditerranéens.
Vous étiez en copie de ce message, comme les autres élu(e) s du conseil municipal.
Vous indiquez dans votre réponse considérer ces vœux comme des « vœux de principe » relevant de « l’agitation d’affichage municipal ».
Je comprends donc que vous êtes opposé à cette proposition.
J’en prends acte et respecte naturellement votre position.
Pour ma part, je considère qu’une commune maritime comme Valras-Plage peut exprimer officiellement son soutien aux pêcheurs méditerranéens. Cette démarche municipale n’empêche évidemment en rien le travail des parlementaires que vous évoquez.
Si Monsieur le Maire décide d’inscrire ce vœu à l’ordre du jour, je le voterai.
Qu’il soit présenté par la majorité, par une opposition ou qu’il reprenne le travail d’un parlementaire ne changera rien à mon vote.
Le sujet est la défense de nos pêcheurs, rien d’autre.
Je laisse donc désormais Monsieur le Maire répondre à la proposition qui lui était initialement adressée.
Bien cordialement
A suivre .....