Valras soutient l'écologie sauvage !



Depuis quelques semaines, je ne m’étais pas promené dans les petites rues de Valras, près du port qui font le charme de notre village. En été, je fréquente surtout le quartier des Mouettes, plus calme.

Hier soir, en me rendant à la dernière soirée des Mardis de Valras, je me suis garé au parking Charles Thomas.
Et là, quelle surprise.
J’ai découvert que notre Maire avait engagé Valras dans une démarche écologique particulièrement audacieuse. Et tout cela sur sa propre initiative visionnaire bien connue, sans même avoir besoin d’une délibération du conseil municipal ou d'un arrêté municipal. C'est courageux car l'opposition pourrait lui reprocher
La végétalisation naturelle du centre-ville.
Le concept est simple. On laisse la nature choisir elle-même où elle souhaite s’installer.
Au pied des façades, entre deux pavés, le long des trottoirs, chaque petite fissure devient une terre d’accueil pour la biodiversité.
La rue Paul-Éluard est une belle illustration de cette nouvelle politique environnementale, un simple exemple parmis tant d'autres.
Cette rue, qui permet notamment d’accéder au marché couvert et aux rues commerçantes via le parking, donc très peu utilisée, accueille désormais de magnifiques petites touffes parfaitement naturelles.
Aucun alignement. Aucun paysagiste. Aucun choix arbitraire des espèces.
La nature décide et on comprends qu'elle a prise cette courageuse initiative il y a plusieurs semaines déjà malgré les fortes chaleurs, le manque d'eau, malgré la présence massive de touristes elle continue sont petit bonhomme de chemin... C'est beau la vie !
Cela rappelle presque la période du Covid, lorsque nous découvrions avec émerveillement que dès que l’homme cessait d’intervenir, la végétation reprenait tranquillement possession de l’espace.
À Valras, nous avons visiblement décidé de poursuivre l’expérience en plein mois d’août.
Je trouve même dommage de ne pas être allé jusqu’au bout du concept.
Quelques petits panneaux permettraient d’identifier les différentes espèces rencontrées. "Pissenlit des trottoirs" , "graminée de façade" , "herbe sauvage du marché couvert" ...
Nous pourrions ainsi proposer aux touristes un véritable parcours pédagogique de la biodiversité valrassienne.
Après la plage, le port et le marché, la visite guidée des trottoirs.
Je tiens donc à féliciter notre Maire et son jeune élu à l'écologie visionnaires pour cette pertinence écologique.
Pendant que certaines communes dépensent des fortunes pour végétaliser leur centre-ville, Valras a trouvé une méthode plus naturelle.
On laisse faire.
Et la biodiversité fait le reste.
Comme quoi, Paul Éluard avait raison. Il n’y a pas de hasard.
À Valras, il y a surtout des rendez-vous.



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