UN PREMIER ADJOINT N’EST JAMAIS TOUT À FAIT UN COMMERÇANT COMME LES AUTRES
Une cliente publie un avis négatif sur un restaurant de Valras-Plage https://www.facebook.com/share/p/18x7zE9sx5/
Le patron lui répond publiquement en la qualifiant notamment « d’aigrie » et de « rance », lui conseille d’aller en Thaïlande et lui demande de « passer son chemin ».
Le problème n’est pas de savoir si cette cliente a raison ou tort.
Le problème, c’est que le patron de cet établissement est aussi le premier adjoint au maire de Valras-Plage.
Un commerçant a parfaitement le droit de défendre son établissement et de répondre à une critique qu’il juge injuste. Mais lorsqu’on occupe la fonction de premier adjoint, on porte aussi une responsabilité publique.
Les mots comptent.
La situation est d’autant plus regrettable que cet établissement est connu à Valras comme un lieu régulièrement fréquenté par le maire et plusieurs élus de la majorité municipale.
Il est donc difficile de considérer qu’il s’agit simplement d’un échange entre un restaurateur et une cliente.
J’ai écrit au maire ainsi qu’au premier adjoint pour leur faire part de mon désaccord sur cette manière de s’adresser à une personne.
Je ne demande aucune sanction et je ne juge pas le restaurant.
Je demande simplement de la retenue.
On peut répondre à une critique. On peut contester un avis. On peut défendre son commerce avec fermeté.
Mais lorsqu’on représente une ville, insulter une cliente ne devrait jamais être une réponse acceptable.



