Une vente à prix cassé qui interroge

 


Une vente à prix cassé qui interroge

À Valras-Plage, le maire aime à rappeler que le terrain sur lequel se construit actuellement la maison médicale était le dernier terrain constructible appartenant à la commune.

Un terrain rare.
Un terrain stratégique.
Un terrain de près de 1 500 m².

Et pourtant…

Ce foncier communal a été vendu 267 200 € net vendeur.

Une estimation des Domaines… mais aucune ambition ?

La valeur a été estimée par les Domaines (service de l’État chargé d’évaluer les biens publics).
Cette estimation fixe un plancher légal : une commune ne peut pas vendre en dessous.

Mais elle peut vendre au-dessus.

Alors une question simple se pose :

👉 Pourquoi ne pas avoir vendu plus cher ?

Car chacun sait qu’un terrain constructible de cette superficie, à cet emplacement précis, vaut au minimum le triple sur le marché privé.

Nous ne parlons pas ici d’une approximation.
Nous parlons d’un écart potentiel de plusieurs centaines de milliers d’euros.

Le foncier communal, une ressource stratégique

Une commune ne vit pas seulement de subventions ou d’impôts.
Elle fait aussi des recettes grâce à :

  • la valorisation de son patrimoine,

  • la gestion de ses actifs,

  • la vente raisonnée de son foncier.

Lorsque l’on vend le dernier terrain constructible communal, on ne cède pas seulement une parcelle.
On cède un levier financier majeur.

Dans ce cas précis, le manque à gagner potentiel pour la commune est considérable.

Et dans un contexte où chaque euro compte, pour les écoles, les équipements, la voirie, la sécurité, l’environnement,  la question mérite d’être posée.

Ne pas confondre les sujets

Soyons très clairs.

Remettre en question le montant de la transaction ne signifie en aucun cas être opposé à la maison médicale.

Nous savons déjà que certains tenteront de noyer le poisson en affirmant :

“Si vous critiquez le prix, c’est que vous êtes contre le projet.”

C’est faux.

L’accès aux soins est un enjeu essentiel.
La maison médicale répond à un besoin réel.

Ce que nous ne comprenons pas, c’est le prix de cession du terrain, pas le principe du projet.

Une question de gestion

Quand une collectivité vend un bien public en dessous de sa valeur réelle de marché, ce sont les habitants qui en supportent indirectement les conséquences.

Moins de recettes aujourd’hui,
c’est plus de contraintes demain.

Nous ne formulons pas une accusation.
Nous posons une question légitime :

👉 Pourquoi vendre 267 200 € un terrain qui pourrait en valoir 600 000, 700 000, voire davantage ?

👉 Quelle est la logique financière derrière cette décision ?

Transparence et responsabilité

La gestion d’une commune doit être :

  • transparente,

  • rigoureuse,

  • défendue par des chiffres clairs.

Lorsqu’il s’agit du dernier terrain constructible communal, l’exigence devrait être maximale.

Ce dossier mérite des explications précises.
Pas des slogans.
Pas des raccourcis.

Parce qu’au final, ce patrimoine appartient aux Valrassiens.

Et chaque décision engage l’avenir de la commune




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