« Richard, tu es complètement dingue… mais c’est pour ça qu’on t’aime. »

 


Il y a des phrases qui font sourire. Et puis il y a celles qui disent beaucoup plus qu’elles n’en ont l’air.

Parce qu’au fond… oui, il faut sans doute être un peu dingue.

Dingue pour décider, un 14 juillet, de partir à l’assaut des municipales de Valras-Plage, face à un maire en place depuis 8 ans et à un parti politique nationalement reconnu.

Dingue pour imaginer qu’un simple collectif puisse porter un nom comme Valras Belle et Rebelle et que ce nom, un jour, devienne un élan.

Dingue pour choisir de rester cinq mois dans l’anonymat, simplement pour laisser les idées parler avant les personnes.

Dingue pour sortir de l’anonymat un 10 décembre sur un bateau, face à Valras, en plein vent glacial, comme pour rappeler que ce village est d’abord tourné vers la mer.

Dingue pour publier chaque jour pendant 240 jours un projet, une idée, une vision sur les réseaux sociaux. Jour après jour. Sans relâche.

Dingue aussi pour proposer beaucoup… en critiquant très peu ses adversaires, parce que l’avenir d’un village mérite mieux que des querelles.

Dingue pour faire distribuer la première partie d’un programme municipal par des intermittents du spectacle habillés en pirates, parce que la politique peut aussi se faire avec un sourire.

Dingue pour écrire un programme autrement : trois livrets, douze pages chacun, pour que chacun puisse le lire tranquillement, sans slogans creux ni promesses jetées au vent.

Dingue pour transformer un véhicule en permanence mobile, et passer des heures à parcourir les rues de Valras pour simplement discuter avec ceux qui y vivent.

Dingue pour composer des chansons sur Valras, parce qu’un village, ce n’est pas seulement des projets et des chiffres, c’est aussi une émotion, une musique, une âme.

Dingue pour convaincre 26 femmes et hommes de rejoindre cette aventure, de donner du temps, de l’énergie et du cœur pour un projet commun.

Dingue pour organiser un meeting de campagne devant 250 personnes qui dépassera 20 000 vues sur les réseaux sociaux en quelques jours, simplement parce que les gens ont envie d’écouter autre chose.

Dingue, peut-être, de parler plus de deux heures sans aucune note, porté seulement par les idées et par l’envie de les partager.

Et probablement très dingue aussi d’avoir réussi, en sept mois, à dépasser les cinq millions de vues sur les réseaux sociaux de Valras Belle et Rebelle.

Oui… il faut être un peu dingue.

Mais peut-être que c’est exactement ce dont Valras a besoin : un peu d’audace, un peu de folie douce, et surtout beaucoup d’amour pour ce village.

Alors si être dingue, c’est croire que Valras peut encore surprendre, si être dingue, c’est vouloir réveiller la belle endormie, si être dingue, c’est penser que les habitants peuvent écrire ensemble une nouvelle page…

Alors oui. J’accepte volontiers le compliment.

Et je continuerai à l’être.

Un peu dingue.
Mais toujours pour Valras.

Richard Bertrand



Articles les plus consultés