VINGT-SEPT
27.
Ce n’est pas un chiffre qui crie. Ce n’est pas un slogan. C’est un nombre qui suggère.
27, c’est l’âge où l’on n’est plus naïf, mais pas encore blasé.
27, c’est assez pour être solide, pas trop pour rester libre.
27, c’est l’équilibre.
Dans une commune comme la nôtre, on pourrait croire que tout se joue sur des budgets, des arrêtés, des tableaux Excel. En réalité, tout commence ailleurs : dans les qualités humaines de celles et ceux à qui l’on confie un bout de bien commun.
Il en faut du courage, pour décider sans trembler.
De l’écoute, pour entendre ce qui ne se dit pas fort.
De l’humilité, pour savoir qu’on ne sait pas tout.
De la constance, quand l’enthousiasme retombe.
De la loyauté, envers les habitants, pas envers les habitudes.
De la lucidité, pour regarder la réalité en face.
De la rigueur, sans jamais perdre la chaleur humaine.
De la patience, parce que tout ne va pas assez vite.
De la clarté, pour expliquer sans embrouiller.
De l’indépendance, pour ne rien devoir à personne.
Du respect, même dans le désaccord.
De l’audace, quand il faut oser sortir du cadre.
Du bon sens, ce luxe devenu rare.
De la disponibilité, même quand l’agenda déborde.
De la sincérité, surtout quand elle dérange.
De la cohérence, entre les mots et les actes.
De la vigilance, sur chaque euro dépensé.
De la proximité, sans fausse familiarité.
De la responsabilité, quand ça va mal.
De la sobriété, quand d’autres s’exhibent.
De la solidarité, sans clientélisme.
De la mémoire, pour ne pas refaire les mêmes erreurs.
De l’énergie, sur la durée, pas sur la photo.
De la dignité, même sous pression.
De la justice, sans deux poids deux mesures.
De l’envie, tout simplement.
Et surtout, de l’amour du lieu.
Curieusement, cela fait 27.
Pas un hasard. Plutôt une boussole.
Et si ce chiffre revenait bientôt dans les conversations, ce ne serait pas pour parler de mathématiques.
Mais de femmes et d’hommes. Différents, complémentaires, ancrés ici. Prêts à porter ces qualités ensemble.
La suite arrive. Et elle ne doit rien au hasard.



