Quand c'est bien, il faut aussi le dire mais cela ne dispense pas de préparer demain

 



Quand il faut le dire, il faut le dire

Depuis des mois, notre démarche est claire : proposer des idées, une vision et un projet pour Valras-Plage. Nous allons à la rencontre des habitants, nous écoutons, nous échangeons, nous analysons aussi ce qui fonctionne et ce qui fonctionne moins. Être dans l’opposition constructive, ce n’est pas critiquer pour critiquer. C’est regarder la réalité en face, avec sincérité.

Et justement, il y a un domaine où, objectivement, nous avons peu de reproches à formuler : celui des écoles. Globalement, la politique municipale menée en matière scolaire est sérieuse, suivie et efficace. Les établissements sont bien tenus, les équipes éducatives engagées, et les conditions d’accueil des enfants sont à la hauteur de ce que l’on est en droit d’attendre pour une commune comme la nôtre. Sur ce sujet, il faut savoir reconnaître que le travail est fait et bien fait.

Bien sûr, tout n’est jamais parfait. Des améliorations restent nécessaires, notamment la réfection de certains sanitaires, la mise en place de solutions de climatisation adaptées face aux épisodes de chaleur de plus en plus fréquents, et surtout une réorganisation complète de la dépose et de la récupération des enfants devant les écoles, qui mérite d’être totalement repensée pour plus de sécurité et de sérénité. Mais ces points relèvent davantage de l’ajustement que d’une remise en cause globale.

Savoir dire quand quelque chose ne va pas est essentiel. Savoir dire aussi quand quelque chose fonctionne l’est tout autant. Sur les écoles, la commune peut être félicitée. C’est cette honnêteté intellectuelle et cette exigence de vérité que nous voulons continuer à porter pour Valras-Plage.

Mais regarder l’avenir impose d’anticiper

Reconnaître ce qui fonctionne aujourd’hui ne dispense pas de préparer demain. Et c’est précisément là que se pose une question majeure : celle de l’évolution démographique et de l’organisation des équipements publics à l’échelle du territoire.

Nous avons déjà connu, dans un autre domaine essentiel, la santé, une situation que beaucoup ont jugée incompréhensible : deux maisons médicales construites à quelques kilomètres l’une de l’autre, chaque commune agissant isolément, sans réelle coordination. Le résultat est connu : des investissements lourds, une dispersion des moyens, et des difficultés persistantes pour répondre pleinement aux besoins des habitants.

Il serait dommageable de reproduire ce schéma pour l’école.

Une réalité territoriale à prendre en compte

Aujourd’hui, Valras dispose d’une école de la maternelle au CM2, mais les effectifs tendent à diminuer. Dans le même temps, la commune voisine de Sérignan développe un nouveau quartier d’envergure, représentant 1 500 logements, soit 3 000 à 4 000 habitants, avec de nombreuses familles et des enfants.

Ce quartier, dans sa configuration géographique, est plus proche de Valras que du centre de Sérignan. Cette réalité n’est ni politique ni idéologique : elle est simplement factuelle.

Faire comme si ces évolutions n’existaient pas serait une erreur. Les subir demain sans les avoir pensées aujourd’hui en serait une plus grande encore.

Travailler ensemble plutôt que côte à côte

Plutôt que de raisonner commune par commune, équipement par équipement, nous pensons qu’il est temps de réfléchir collectivement, dans l’intérêt des habitants.

Plusieurs pistes peuvent être explorées :

  • une coopération renforcée entre les communes,

  • une organisation pédagogique partagée,

  • et, à terme, la création d’une école commune, moderne, bien dimensionnée, pensée pour les enfants d’aujourd’hui et de demain.

Un tel projet permettrait :

  • de sécuriser les effectifs scolaires,

  • d’optimiser l’utilisation des moyens publics,

  • d’éviter les doublons coûteux,

  • et d’offrir un service éducatif cohérent à l’échelle du bassin de vie réel.

Coopérer, ce n’est pas renoncer

Penser une école à l’échelle du territoire ne signifie pas perdre une identité, ni abandonner un service. Cela signifie anticiper, mutualiser, et agir avec responsabilité.

Valras et Sérignan ne sont pas en concurrence. Elles partagent un espace, des habitants, des usages, des enjeux communs. Sur des sujets aussi structurants que l’éducation ou la santé, la coopération est toujours plus intelligente que l’isolement.

C’est cette vision pragmatique, constructive et tournée vers l’avenir que nous voulons porter pour Valras-Plage.



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