Mesdames, Messieurs… Le Grand Cirque “Unir Valras” arrive en ville !
🎪 Mesdames, Messieurs… Le Grand Cirque “Unir Valras” arrive en ville !
Valrassiennes, Valrassiens,
Rangez les transats, sortez les popcorns : un nouveau spectacle itinérant vient de planter son chapiteau sur le front de mer. Son nom ? “Unir Valras”. Son affiche promet quatre numéros exceptionnels : Santé, Sécurité, Projets, Économie. Quatre axes… comme les quatre coins d’un manège carré, qui tourne bizarrement.
Installez-vous confortablement, la représentation commence.
🎭 Premier numéro : La Santé… ou l’art d’inaugurer ce qui est déjà construit
Applaudissements ! Sous vos yeux ébahis, le magicien annonce :
👉 “Nous allons finaliser la Maison de Santé !”
Formidable tour de prestidigitation… sauf que :
Le bâtiment sort déjà de terre.
Les permis sont validés.
Les médecins et praticiens sont annoncés.
Le projet est engagé, financé, planifié.
Ce n’est pas un programme.
C’est un ruban à couper.
Autre effet spécial :
👉 “Créer davantage d’espaces verts.”
Dans une commune littorale, qui pourrait être contre ? C’est un peu comme promettre du soleil en août : sympathique… mais pas révolutionnaire.
Et clou du premier numéro :
👉 “Mettre en place une mobilité solidaire.”
Tiens donc… une idée que nous portons depuis des mois.
Le cirque recycle aussi.
🎯 Deuxième numéro : La Sécurité, toujours plus haut, toujours plus fort
La sécurité devient le fil conducteur du spectacle. Un grand classique du Rassemblement National : capter l’attention par la peur de l’autre… tout en affichant “Unir” sur le fronton.
L’équilibriste avance sur son fil :
Vidéoprotection (Big Brother is watching you)
Renforcement (pas musculaire)
Surveillance (un nouvel épisode de Black Mirror ?)
Contrôle (des papiers svp)
Rien d’illégal, bien sûr. Mais un registre dramatique permanent, qui tranche avec l’esprit d’un village comme le nôtre.
Unir par la crainte ?
Le numéro mérite d’être retravaillé.
🎩 Troisième numéro : L’Économie façon boîte à surprises
🎺 Les Halles Marty entrent en scène.
Moderniser, oui. Mais sans associer les étaliers ? Moderniser un marché sans ses commerçants, c’est un peu comme faire un spectacle sans artistes.
Puis surgit :
Une modification incompréhensible du boulevard Jean Moulin (classée dans l’économie… pourquoi pas).
Un boulodrome couvert (première vraie idée originale du programme, reconnaissons-le).
Une foncière municipale pour acheter des commerces.
Créer une foncière ? Pourquoi pas en 1975 car le nom en 2026 est "SEM - Société d'Economie Mixte" et elle existe via l'agglo sous le nom de Viaterra
Mais il existe des plans de sauvegarde du commerce, simples à mettre en œuvre, peu coûteux, et efficaces pour encadrer certaines installations.
Ici, on préfère la grosse machinerie au bon sens local.
📦 Quatrième numéro : Le “fourre-tout” final
Sous la rubrique “Nos projets”, le public découvre :
Soutenir nos anciens (encore heureux…).
Respecter les anciens combattants (fallait-il préciser ?).
Quelques lignes sur les écoles (un des rares sujets paisibles à Valras).
Soutenir le milieu associatif (ah bon ?)
Des intentions louables. Mais des formules génériques que l’on retrouve dans les livrets thématiques nationaux disponibles sur le site du Rassemblement National.
On change le nom de la commune… et hop, le programme voyage.
🎟️ En résumé : Un spectacle itinérant
Quatre axes. Pas beaucoup d’annonces. Peu d’ancrage local précis. Des idées déjà engagées. Des copier-coller visibles. Un ton dramatique en contraste avec l’esprit d’un village qui aspire à rassembler sans caricaturer. La vieille technique du "diviser pour mieux régner"
Un programme municipal, ce n’est pas une affiche nationale adaptée à la va-vite. C’est une vision globale totalement oublié dans ce numéro de cirque :
Urbanisme
Littoral
Culture
Tourisme
Vie associative
Transition écologique
Participation citoyenne
Finances locales
Identité communale
Gérer une commune, ce n’est pas aligner quatre mots-clés donnés par un parti politique. C’est orchestrer une vision cohérente.
🎪 Alors oui, le cirque est en ville.
Mais à Valras, nous préférons les projets solides aux effets de fumée. Moins de projecteurs. Plus de travail de fond.
Parce que l’avenir d’un village mérite mieux qu’un spectacle de passage.



