« L’hubris commence là où l’on se regarde plus qu’on ne regarde les autres »
« L’hubris commence là où l’on se regarde plus qu’on ne regarde les autres »
Vous l’avez sans doute remarqué : nous avons pour habitude de ne pas faire comme les autres.
Là où certains ressentent le besoin d’être photographiés pour exister sur les réseaux sociaux, nous faisons un autre choix. Nos challengers aiment se mettre en scène, multiplier les images, afficher des sourires entourés de monde. Chacun sa méthode. La nôtre est différente.
Quand nous allons quelque part, nous y restons. Nous prenons le temps. Nous discutons, nous échangeons, nous partageons.
Et surtout, nous faisons vivre le tissu local. Pas depuis le début de la campagne, mais depuis toujours. Nous mangeons dans les restaurants de Valras, nous consommons chez ses commerçants, simplement, naturellement, sans tambours ni trompettes. Pas besoin de le montrer pour que ce soit réel.
À nos yeux, être quelque part ne mérite pas forcément une publication. La présence ne se prouve pas par une photo. Ce qui compte vraiment, ce sont les échanges, les discussions, les idées partagées pas leur mise en scène.
"Qui trop etreint, mal embrasse !"
Les personnes avec qui nous allons à la rencontre savent que nous venons. Elles n’ont pas besoin de le découvrir sur un fil d’actualité. Et c’est bien l’essentiel.
Il y a aussi une question de responsabilité. Publier des photos où apparaissent des femmes, des hommes, parfois des familles, sans leur accord explicite, n’est jamais anodin. Ce n’est pas un détail, c’est un principe.
Soyons lucides : certaines visites de candidats ressemblent davantage à un passage éclair. On arrive, on pose, on sourit, on photographie… puis on repart. Ces images servent souvent moins à informer qu’à flatter l’ego de celui qui publie.
Nous préférons consacrer notre énergie à ce qui reste quand les photos disparaissent : le fond plutôt que la forme, la présence plutôt que l’apparence, le respect plutôt que l’exposition.
Et parce que nos choix ne s’arrêtent pas aux images, ils s’appliquent aussi à la manière de faire campagne. Nous avons décidé de ne pas tracter à la sortie des écoles ni aux abords des lieux de culte.
Les enfants ne sont pas un levier électoral. Les parents, à ce moment-là, sont là pour leurs enfants, pas pour recevoir des messages politiques. Et les lieux de culte doivent rester des espaces de recueillement, de paix et de liberté de conscience, à l’abri de toute récupération.
Ce sont des lignes que nous ne franchirons pas. Non par calcul. Mais par respect.
Faire autrement n’est pas une posture. C’est une habitude.



