La dation, vous connaissez ?

 


La dation, vous connaissez ?


Son principe est pourtant de bon sens : au lieu de compenser uniquement par de l’argent, une collectivité peut obtenir un bien en contrepartie d’un avantage consenti, par exemple lors de la vente d’un terrain public. Un local, un équipement, un service… la dation est un outil de négociation, au service d’une gestion intelligente et responsable de l’argent public.

Un terrain stratégique… cédé au strict minimum

À Valras-Plage, la commune a vendu un terrain destiné à accueillir la future maison médicale.
Rappelons les faits, sans polémique :

  • Terrain d’environ 1 500 m²

  • Situé à environ 50 mètres de la plage

  • Vendu 267 200 € net vendeur

  • Prix correspondant strictement à l’estimation des Domaines

Il est important de préciser un point essentiel.
👉 Lorsque le maire communique sur ce prix de vente, il y ajoute les frais de notaire, donnant ainsi l’impression que le terrain a été vendu plus cher.
👉 Or ce qui entre réellement dans les caisses de la commune, c’est bien le prix net vendeur, et uniquement celui-ci.

Cette présentation entretient une confusion volontaire : les frais de notaire ne bénéficient pas à la commune. C’est donc une nouvelle façon de tenter d’endormir les Valrassiens, en enjolivant artificiellement une réalité financière pourtant très claire.

Nous l’avons déjà expliqué à de nombreuses reprises : un terrain de cette surface, à cet emplacement exceptionnel, aurait objectivement pu se vendre beaucoup plus cher. Vendre au prix des Domaines n’est ni interdit ni illégal. C’est un choix politique. Mais un tel choix suppose, en retour, une stratégie et des contreparties solides.

Une décision tardive… et coûteuse

Lors du dernier conseil municipal, le 12 janvier, la Ville a décidé d’acheter au promoteur :

  • Un local de 53 m²

  • Destiné à être mis gratuitement à disposition des praticiens

  • Pour un montant de 214 000 €

  • Soit 4 000 € le m²

Soyons clairs : 👉 Mettre un local à disposition de professionnels de santé n’est pas le problème.
C’est même une intention utile et nécessaire dans le contexte actuel de désertification médicale.

Le problème n’est donc pas la maison médicale. Le problème, c’est la manière dont ce projet a été pensé et conduit.

Ce qui aurait dû être anticipé

Avec un minimum de vision globale et de rigueur, la commune aurait pu et dû faire autrement :

  1. Vendre le terrain à un prix plus conforme à sa valeur réelle, compte tenu de son emplacement exceptionnel
    ou, si la vente au prix des Domaines était maintenue :

  2. Signer une convention avec le promoteur, afin :

    • d’imposer un tarif de vente au m²

    • d’encadrer un tarif de location

    • de conserver un véritable levier d’action pour la commune
      👉 Aujourd’hui, la Ville n’a plus aucun moyen de contrôle.

  3. Négocier une dation, c’est-à-dire :

    • obtenir le local médical en contrepartie directe du prix volontairement bas du terrain

    • éviter ainsi de devoir le racheter plus tard… avec l’argent des contribuables

Un projet utile, mais géré avec amateurisme

Oui, le projet de maison médicale est aujourd’hui lancé. Mais au fil des décisions, une évidence s’impose : de nombreux aspects ont été traités avec amateurisme, sans vision d’ensemble, sans anticipation, sans réelle capacité de négociation.

La question est alors simple :
👉 Qui paie aujourd’hui ces choix mal préparés ?
👉 Les Valrassiens.

Une opération électoraliste plus qu’un projet maîtrisé

Avec le temps qui passe, une autre réalité apparaît. Ce projet, téléguidé par le maire et sa première adjointe, semble avoir eu avant tout un objectif électoraliste : afficher une action visible, rassurer, flatter les électeurs à l’approche des échéances.

Sur le papier, l’intention est séduisante. Dans les faits, l’absence de stratégie globale révèle une gestion improvisée, guidée davantage par la communication que par l’intérêt financier de la commune.

Et pendant que l’on enjolive les chiffres et les annonces, ce sont bien les habitants qui paient l’addition. La maison médicale devient alors une vitrine politique…
👉 mais le coût réel de cet amateurisme est supporté par les Valrassiens.



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