Ce n'est qu'un au revoir !
Il y a des jours où l’on écrit différemment.
Des jours où les mots pèsent plus lourd que d’habitude.
Depuis le 14 juillet, chaque jour, une idée, un projet, une vision pour Valras. Une constance. Une fidélité. Et parmi ceux qui ne manquaient jamais un rendez-vous, il y avait mon père.
À 89 ans, tablette à la main, il lisait tout. Les publications, les commentaires, les débats. Il faisait des comptes rendus précis, parfois sévères, souvent justes. Il pointait ce qui lui semblait inutile, saluait ce qui lui paraissait sincère. Il relisait les textes, traquait les fautes, s'emervellait des nouvelles technologies, corrigeait sans bruit. Toujours présent. Toujours attentif.
Il était aussi le plus fidèle soutien de ma campagne dans ce combat municipal. Un soutien discret, mais indéfectible.
Si ces lignes existent aujourd’hui, ce n’est pas pour s’épancher sur les réseaux. C’est pour partager un moment de vie. Parce qu’une campagne électorale n’est pas qu’une suite d’idées et de projets. C’est avant tout une aventure humaine, faite de convictions, de rencontres… et parfois de coups durs. Avec des hauts, et des bas.
En ce début d’année où l’on échange des vœux, il est parti. Sa volonté était simple : que ses cendres soient dispersées au large de Valras. Là où l’horizon ne ment pas. Là où la mer garde ce que l’on aime.
Son absence laisse un vide. Mais elle laisse surtout une force nouvelle. Une responsabilité. Une promesse silencieuse. Continuer. Tenir. Ne pas trahir ce regard exigeant qu’il posait sur chaque mot.
Son départ ne freine rien. Il engage davantage encore.
Richard BERTRAND
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