Pourquoi toujours plus de béton à Valras ?
🧱 Pourquoi toujours plus de béton à Valras ?
Derrière l’hôtel Albizia, un nouveau chantier a commencé discrètement : un immeuble de 21 mètres de haut pour 41 logements, porté par la société BEGR Promotion, filiale du groupe Guy Rodella, promoteur bien connu dans la région.
Le projet est parfaitement légal : le terrain, situé 12 Cami Founjut, se trouve en zone UC1 du Plan Local d’Urbanisme, donc constructible. Le permis de construire a été délivré en mars 2022, et tout respecte les règles : hauteur, stationnement, bassin de rétention, espaces verts. Le promoteur, lui, fait son travail.
Mais une question s’impose :
👉 Pourquoi la mairie ressent-elle le besoin de bétonner encore et toujours ?
Valras est un village balnéaire à taille humaine, né du charme de ses ruelles, de son front de mer et de son ambiance familiale. Pourtant, les immeubles s’élèvent les uns après les autres : ici 4 étages, là 5 ou 6, parfois même 21 mètres de haut. Chaque permis respecte la règle, mais aucune cohérence d’ensemble ne semble guider la transformation du village.
Ce que les habitants constatent :
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des parkings toujours plus pleins,
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des espaces verts qui disparaissent,
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des ombres portées sur les maisons existantes,
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et le sentiment d’une urbanisation sans vision, au fil des opportunités.
Faut-il construire ? Oui, bien sûr.
Mais pour qui ? Pour loger les Valrassiens, ou pour multiplier les résidences secondaires et les locations de courte durée ? Si Valras veut rester vivant toute l’année, il faut penser à loger ceux qui y vivent, pas seulement ceux qui y passent l’été.
Le promoteur, lui, fait son métier.
La vraie responsabilité est politique et collective : celle d’imaginer le Valras de demain, d’imposer une ligne architecturale, de préserver le charme du village tout en répondant aux besoins réels en logement.
Parce qu’au bout du compte, la question n’est pas : “Combien peut-on encore construire ?”
mais bien : “Quelle ville voulons-nous laisser ?” 🌊



