Des logements réservés aux Valrassiens !


🟦 “Du bon sens pour le logement à Valras”

L’un des problèmes majeurs de Valras-Plage, c’est le logement à l’année. Trouver un toit stable est devenu un parcours du combattant : la pression touristique transforme peu à peu les habitations permanentes en locations saisonnières ou en résidences secondaires. Et quand un logement à l’année se libère, il est souvent hors de prix.

À cette difficulté s’ajoute une autre réalité : les projets immobiliers soutenus par l’équipe municipale actuelle concernent quasi exclusivement des programmes de standing, destinés à une clientèle fortunée à la recherche d’une résidence secondaire. 

Résultat : les Valrassiens, les jeunes actifs, les familles et même les saisonniers qui vivent ici toute l’année sont peu à peu exclus du marché local.

Notre volonté est claire : libérer du foncier pour reloger les habitants de Valras, sans étendre la ville ni bétonner davantage, mais en réorganisant intelligemment ce qui existe déjà.

Les ateliers municipaux, situés à quelques pas du centre-ville, n’ont plus rien à y faire. Ils occupent une parcelle précieuse de 6 000 m², alors que leur activité pourrait être transférée ailleurs, sur un site plus adapté comme le parking de Jasse Neuve, qui présente une surface équivalente.

🟩 La question du parking de Jasse Neuve et de la “zone N”

Certains diront que le parking de Jasse Neuve ne peut pas accueillir de bâtiments car il est classé en zone N dans le Plan Local d’Urbanisme (PLU). Effectivement, cette zone est censée protéger les espaces naturels et interdire toute construction.

Mais il faut rappeler un fait simple : ce terrain n’a plus rien de naturel. Il a été entièrement défriché, nivelé et recouvert de gravier pour devenir… un parking !



Autrement dit, si la municipalité a pu transformer une zone naturelle en parking public, elle pourra, avec la même volonté politique, y installer des ateliers municipaux.

Le PLU n’est pas un texte figé : il se modifie par délibération quand un projet d’intérêt général le justifie. Et quel projet plus légitime que de reloger les habitants d’une commune littorale où les logements à l’année disparaissent ?

🏘️ Un projet pour les Valrassiens

Notre idée est donc simple : déplacer les ateliers municipaux vers Jasse Neuve, et utiliser le terrain libéré pour construire un ensemble d’environ cinquante petites maisons mitoyennes, construites en partenariat avec un opérateur HLM.

Ces logements à taille humaine seraient destinés à la location longue durée pour les habitants de Valras et leurs enfants, à des loyers réellement accessibles. Et contrairement aux clichés, “logement social” ne veut pas dire “cas social”. Ce sont des logements encadrés, modernes, bien intégrés, attribués à des familles, des retraités, des jeunes actifs, bref, aux Valrassiens qui font vivre notre commune toute l’année.

Ce projet permettrait aussi à Valras-Plage de rattraper une partie de son immense retard en matière de logements sociaux.

Aujourd’hui, la commune affiche à peine 2 % de logements sociaux, loin des 20 % obligatoires fixés par la loi SRU. Et chaque année, Valras paye plus de 100 000 € d’amende à l’État pour ce non-respect. C’est autant d’argent public perdu, qui pourrait être investi dans des logements accessibles et durables pour nos habitants.

🟫 Un urbanisme raisonné, pas du béton

Nous aurions pu choisir de construire des petits immeubles de deux étages (R+2) sur ce terrain, ce qui permettrait de créer près de 80 appartements. Mais nous avons fait le choix volontaire de ne pas bétonner davantage une station qui en a déjà trop souffert.

Nos maisons à taille humaine, avec leur jardinet et leur place de stationnement, s’intègrent naturellement dans le paysage existant et favorisent la convivialité.
C’est un urbanisme du bon sens, qui répond au besoin de logement tout en respectant le cadre de vie.

🟦 Un projet équilibré et bénéfique pour tous

Fermer le parking de Jasse Neuve pour y déplacer les ateliers municipaux, c’est aussi plus de tranquillité pour les riverains, qui subissent chaque été un flot continu de voitures, de poussière et de bruit.

Et la suppression de la navette gratuite reliant ce parking au centre-ville représentera une économie directe pour la commune, tout en maintenant un stationnement gratuit dans tout Valras et grâce au futur parking Charles-Thomas à deux niveaux.

💬 En résumé

  • ✅ 50 petites maisons mitoyennes avec jardin et stationnement

  • ✅ Loyers accessibles grâce à un opérateur HLM

  • ✅ Logements réservés aux Valrassiens et à leurs enfants

  • ✅ Une vraie réponse à la crise du logement à l’année

  • ✅ Moins de béton, plus d’humain

  • ✅ Une économie durable pour la commune

Avec un peu de bon sens et beaucoup de volonté, nous pouvons rendre Valras plus juste, plus équilibrée et plus vivante à l’année.

POUR MEMOIRE 

🕰️ Un signal d’alarme lancé dès 2016
Ce que nous disons aujourd’hui n’est pas nouveau.
Dès 2016, Pierre Villeneuve, fils de l’ancien maire Claude Villeneuve, tirait déjà la sonnette d’alarme dans une lettre intitulée « Valras aujourd’hui, demain ? », publiée dans l’Hérault Tribune. https://www.herault-tribune.com/.../valras-aujourd-hui.../
Avec lucidité, il y alertait sur la perte d’identité de Valras-Plage, sur la désertification de la vie à l’année et sur les dérives d’un urbanisme sans cap, qui privilégiait les résidences secondaires au détriment des habitants permanents.
Il écrivait alors :
“Notre station risque de devenir une ville dortoir d’été, sans âme et sans équilibre, si l’on continue de construire sans penser à ceux qui y vivent à l’année.”
Neuf ans plus tard, les faits lui donnent raison.
La situation du logement s’est aggravée, le prix du mètre carré a explosé, et les jeunes Valrassiens qui voudraient s’installer ici n’en ont souvent plus les moyens.
La ville a continué de s’étendre, mais pas pour ses habitants.
🌊 Redonner un cap à Valras
Notre projet s’inscrit exactement dans la continuité de ce constat :
il ne s’agit pas de nier le tourisme, mais de retrouver un équilibre entre vie estivale et vie locale.
Une station balnéaire ne peut exister durablement que si ceux qui y travaillent, y élèvent leurs enfants, y vivent tout simplement, peuvent y habiter à l’année.
Les idées que Pierre Villeneuve portait avec clairvoyance il y a presque dix ans, celles d’un urbanisme mesuré, d’une place redonnée aux habitants, d’une politique du logement responsable, sont aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

C’est pourquoi notre démarche ne part pas d’une rupture, mais d’une prise de relais :
celle d’une génération qui veut préserver l’esprit de Valras tout en préparant son avenir.
Nous ne voulons pas d’une station musée, figée dans sa carte postale d’été.
Nous voulons une ville vivante, équilibrée, durable, fidèle à ce qu’elle a toujours été : un village de mer et de cœur.




 

Articles les plus consultés