Solaire à Valras : un coup de com plus qu’une révolution énergétique
Solaire à Valras : un coup de com plus qu’une révolution énergétique
La Ville de Valras-Plage a publié fièrement que ses nouveaux panneaux photovoltaïques, installés sur quelques bâtiments publics, avaient déjà produit 24,39 MWh depuis juin. À première vue, le chiffre impressionne : beaucoup de zéros, une virgule bien placée, ça fait sérieux. Mais regardons de plus près.
Lien : https://www.ville-valrasplage.fr/les-actualit%c3%a9s/122/D/2438/1/A1?fbclid=IwY2xjawNIzCJleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBvUXpNc2xWVDhzdXVSTElnAR439ca-m3JzuQ5QHB9_W--7V2OOPYcvyF3vQ_d8DL2tmfIbpsALHXtEp8nMJg_aem_rrL4E5DmM1wYMcv8uA4hqw
Que représente 24,39 MWh ?
Un MWh, c’est 1 000 kWh. Donc 24,39 MWh = 24 390 kWh.
En moyenne, une famille de 4 personnes consomme 4 500 à 5 000 kWh par an. Autrement dit, la production estivale de ces panneaux équivaut à la consommation annuelle d’à peine 5 foyers.
Pour une commune qui alimente des écoles, des salles municipales, une restauration scolaire, le Palais de la Mer… c’est une goutte d’eau dans un océan de besoins.
Et en plus… c’était l’été !
La production annoncée correspond aux mois les plus ensoleillés dans une station balnéaire du sud de la France. C’est la période où les panneaux tournent à plein régime. En hiver, la production sera bien plus faible. Sur une année entière, on peut espérer autour de 60 à 70 MWh maximum. Là encore, c’est dérisoire comparé aux milliers de MWh consommés par la Ville.
Une redistribution illusoire
La commune évoque l’« autoconsommation collective » : redistribuer le surplus à d’autres bâtiments municipaux. Mais à ce niveau de production, il n’y a aucun surplus à redistribuer. La promesse sonne bien, mais elle est trompeuse.
Communication verte plutôt qu’action réelle
Installer quelques panneaux solaires est une bonne chose, mais présenter cela comme une révolution énergétique est un leurre.
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Oui, ça permet une jolie photo et un post Facebook rassurant.
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Non, ça ne change pas la dépendance de la Ville aux énergies fossiles.
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Et non, ça ne représente pas une réelle autonomie énergétique.
👉 Derrière les grands mots et les chiffres mis en avant, c’est surtout un exercice de communication politique, qui ne doit pas faire oublier que la transition énergétique demande des choix beaucoup plus ambitieux et structurants.



