La Pieuvre s’encre dans le passé

 



🐙 La Pieuvre s’encre dans le passé

Nous lisons La Pieuvre régulièrement. Son ton est acide, souvent drôle, parfois pertinent, et toujours à charge contre les mêmes. C’est un style, une marque, presque une tradition. Libre à chacun d’acheter ou pas . Nous, on aime bien comprendre ce que pensent ceux qui pensent autrement.

Mais dans l’édition du 10 au 16 octobre, un article nous a fait hausser les sourcils :

« Le recours à l’IA envahit la communication municipale ».



 

Ah… l’IA, ce monstre froid, dévoreur d’art et d’âme humaine. On sent presque venir la machine à écrire en deuil.

Soyons justes : qu’un retraité au comptoir d’un bar s’inquiète de “ces machines qui pensent à notre place”, c’est compréhensible. Mais de la part d’une rédaction entière, censée observer le monde, analyser son époque et informer le public… c’est plus étonnant.

🖋️ Pourtant, un petit retour en arrière s’impose.
Il y a cinquante ans, on tapait les articles à la main, on découpait les photos au cutter, on collait les titres à la colle UHU. Aujourd’hui, un journal moderne utilise des ordinateurs, des logiciels de mise en page, des correcteurs automatiques, des bases d’images, des serveurs cloud, du wifi et sacrilège suprême parfois même un peu d’IA pour trier les infos.

Même l’impression elle-même est devenue numérique : plus de plomb fondu, plus de rotatives fumantes, plus de typographes alignant des caractères à la main. Combien de métiers sont ainsi tombés sur le carreau, sans qu’on entende la Pieuvre s’en offusquer ?

C’est le principe de ce que l’économiste Joseph Schumpeter appelait la « destruction créatrice » : une innovation chasse l’autre, fait évoluer le monde, et redessine les métiers.
Voilà d’ailleurs un beau sujet d’article pour La Pieuvre , un vrai, celui-là.

Et voilà maintenant que le journal s’inquiète de l’empreinte écologique de l’intelligence artificielle :

“Des milliards de litres d’eau, du CO₂, un drame planétaire.”

Soit.
Mais l’imprimerie, alors ?
L’encre, le papier, les camions de livraison, les invendus ? 🌳
Si l’on suit leur logique, La Pieuvre devrait renoncer à sa version papier et se convertir à la diffusion numérique.

Mais non : l’IA pollue, leur encre purifie.

Et d’ailleurs, leurs dessinateurs maison travaillent-ils encore avec des crayons de couleur sur du papier Canson ? On en doute. Ils utilisent sans doute avec brio des tablettes graphiques, des stylets numériques et des logiciels de dessin assisté. Sacrilège ! Voilà donc que même les caricaturistes ont pactisé avec la machine.

🎨 Chez Valras Belle & Rebelle, nous assumons tout le contraire.
Oui, nous utilisons l’IA , pour créer nos visuels, nos illustrations, nos animations. Parce qu’une image vaut mille mots, et qu’à défaut de dire tout haut ce que d’autres pensent tout bas, nous le montrons avec un peu d’avance.
Nous sommes fiers de savoir manier cette nouvelle technologie, car elle est, et sera, partout.
Et vouloir gérer une ville sans connaître l’IA aujourd’hui, c’est un peu comme refuser d’utiliser un smartphone au profit d’un téléphone à cadran… ou préférer un téléviseur à tube cathodique à un écran plat.

💡 L’IA ne remplace pas l’intelligence humaine. Elle la prolonge, elle l’éclaire, parfois même elle la révèle. Ce qui compte, ce n’est pas l’outil : c’est la main qui s’en sert.

En somme, La Pieuvre voit dans l’IA un danger.
Nous, on y voit un levier.
Et si cela dérange, c’est peut-être que la modernité, elle aussi, fait un peu de bruit quand elle avance.






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