Des langues d’oc, d’oïl… et de Valras
"Des langues d’oc, d’oïl… et de Valras"
Des racines latines aux parlers de France
Quand l’Empire romain conquiert la Gaule, le latin populaire s’impose peu à peu. Mais ce latin n’évolue pas partout de la même manière. Selon les régions, les influences locales, le relief ou les échanges, il se transforme différemment. C’est ainsi que naissent les langues romanes : italienne, espagnole, catalane… et, en France, deux grandes familles : les langues d’oïl au nord et les langues d’oc au sud.
Pourquoi “oc” et “oïl” ?
Au Moyen Âge, on distinguait les régions par leur façon de dire « oui » :
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au nord, on disait oïl (qui deviendra oui) ;
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au sud, on disait òc (prononcer « o » long).
De là viennent les noms : langue d’oïl pour les parlers du nord, et langue d’oc pour ceux du sud.
Les premières ont donné naissance au français moderne ; les secondes à la langue occitane, appelée aussi langue d’oc.
Les langues d’oïl : le berceau du français
Les parlers d’oïl se sont développés du Poitou à la Picardie, en passant par la Normandie et la Champagne. L’un d’eux, celui de l’Île-de-France, s’est imposé peu à peu comme langue du pouvoir royal. C’est le français que nous parlons aujourd’hui.
Mais dans beaucoup de régions, des formes locales existent encore : picard, gallo, normand, poitevin-saintongeais… autant de témoins d’une incroyable diversité linguistique.
Les langues d’oc : le chant du Sud
La langue d’oc, elle, s’étend sur tout le sud de la France. Elle regroupe plusieurs grands dialectes :
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le languedocien, parlé autour de Béziers, Narbonne, Montpellier,
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le gascon, en Gascogne et Béarn,
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le provençal, en Provence,
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l’auvergnat, le limousin, ou encore le vivaro-alpin.
C’est la langue des troubadours, des marchés du Midi, des chansons du terroir. Une langue de soleil, de mer et de convivialité.
Valras-Plage, terre d’oc
Valras-Plage appartient à ce territoire du languedocien, variété de la langue d’oc.
Ici, le mot òc a résonné pendant des siècles dans les ruelles et sur le port.
Et même si le français s’est imposé, l’âme occitane demeure dans les noms de lieux, les accents, et la mémoire collective.
En occitan, Valras-Plage se dit Valrans Plaja.
Proposition : redonner place à la langue d’oc dans nos rues
Pour faire revivre cette part de notre identité, Valras Belle et Rebelle propose d’ajouter sous chaque plaque de rue sa traduction occitane.
Ainsi, par exemple :
👉 Boulevard de la République deviendrait aussi "Baloard de la Republica".
Un geste simple, mais fort :
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pour valoriser la culture occitane,
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pour éduquer en douceur les plus jeunes,
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et pour affirmer notre identité du Sud.
Parce que parler de Valras, c’est aussi parler d’òc



