Le budget de Valras : des moyens, mais aucun élan!


Chaque année, la mairie de Valras-Plage adopte son budget. Les chiffres sont connus, et ils sont loin d’être catastrophiques. La vérité, c’est que notre commune dispose de marges de manœuvre réelles. Mais que fait-on de ces moyens ? Pas grand-chose. Et c’est bien là le problème.

Pourtant les finances sont solides.
* En 2023, Valras a encaissé environ 13,1 M€ de recettes de fonctionnement pour 10,6 M€ de dépenses. Résultat : 2,5 M€ d’excédent.
* En 2024, le budget prévoit 14,3 M€ pour le fonctionnement et 11,4 M€ pour l’investissement. Des chiffres largement supérieurs à ce que l’on trouve dans beaucoup de communes de notre taille.
* En 2025, le budget global s’élève à environ 13,4 M€, dont plus de la moitié vient de la fiscalité locale et près de 18 % du Casino municipal.
Avec une capacité d’autofinancement de plus de 3 M€ et une dette stable autour de 11,5 M€, Valras n’a pas de problème d’argent.
Mais pour quoi faire ?
C’est ici que le bât blesse. Malgré ces moyens :
* Les rues ne sont pas entretenues et le quotidien des habitants en pâtit.
* Les projets structurants se font attendre.
* L’offre culturelle et sportive stagne.
* Le littoral et la station ne sont pas préparés aux défis écologiques et touristiques qui arrivent.
* Le village est "mort" de septembre à juin
Résultat : il ne se passe pas grand-chose à Valras, alors que nous pourrions faire beaucoup plus.
« Mais comment allez-vous financer vos projets ? »
C’est une question que l’on nous pose souvent. La réponse est simple : les budgets sont là. Ce qui manque aujourd’hui, ce n’est pas l’argent. Ce sont la vision et l’énergie politique pour lancer les projets dont Valras a besoin.
Et il manque surtout une autre chose : de véritables partenariats avec nos partenaires institutionnels. L’agglo, la Région, le Département, l’Europe, et même les parlementaires sont des leviers puissants pour accompagner nos projets. Or, à Valras :
* Aucun contact avec l’agglo,
* Très peu avec la Région et le Département,
* Quasiment rien avec les fonds européens,
* Des liens inexistants avec nos parlementaires.
Valras vit en autarcie, un peu comme le village d’Astérix et Obélix… sauf qu’aux frontières de notre commune, il n’y a pas des envahisseurs, mais des partenaires potentiels avec qui nous devrions construire l’avenir.
Pour preuve notre village n'est jumelé avec personne !
Être dans la proposition, pas dans l’opposition.
Il serait facile de faire parler les chiffres au désavantage de l’équipe en place. Mais ce n’est pas notre choix : nous sommes dans la proposition, pas dans l’opposition.
Hormis le calcul de la dette par habitant, qui a été manifestement truqué et pour lequel le maire n’a jamais donné d’explication, nous n’avons pas de critique particulière à formuler sur le budget.
Il faut dire que, peu importe la couleur politique de l’équipe en place, toute municipalité valrassienne hérite d’un territoire attractif : le bord de mer, l'orb, le soleil et le tourisme gonflent naturellement les chiffres.
Mais imaginez une équipe qui sache aller plus loin :
* Faire venir plus de visiteurs toute l’année,
* Construire de vrais partenariats institutionnels,
* Porter des projets à court, moyen et long termes,
* Tout en préservant notre patrimoine local.
Une image pour comprendre.
Aujourd’hui, Valras, c’est un peu comme si nous roulions dans une voiture confortable, avec une grosse cylindrée. Le moteur est puissant, les moyens sont là. Mais nous roulons sans aucune option de confort et surtout en première en permanence, alors que nous avons six vitesses.
Résultat : Nous sommes mal installés, le moteur s’étouffe, s’use plus vite et la voiture n’avance pas à son plein potentiel.
Notre objectif n’est pas de rouler à toute vitesse, ce serait dangereux, mais entre trop vite et trop lentement, il y a une marge. Et c’est précisément cette marge que nous voulons exploiter : donner à Valras la vitesse de croisière qu’elle mérite.
Un constat évident.
Le maire Daniel Ballester, en place depuis le 11 juin 2018, est un homme charmant et apprécié. Mais il est important de distinguer les qualités humaines de la capacité à diriger une ville. Après plus de six ans sans vision claire, il est difficile de croire que l’élan va soudain apparaître à l’approche d’un nouveau mandat. Ce n’est pas une question de chiffres, mais de cap, d’ouverture et d’ambition.
👉 En résumé, Valras n’a pas un problème d’argent. Elle a un problème d’ambition et d’ouverture. Et c’est précisément ce que nous voulons changer.


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