Environnement à Valras : Agir ? Non, réagir !


Agir ? Non, réagir !

Une journée de com’, une année d’inaction

Samedi 27 septembre, la ville de Valras organise avec tambours et trompettes une opération marketing baptisée “AGIR !”. Ateliers, balades contées, ramassage de déchets, conférence sur l’eau… tout y est. Le tout estampillé “100 % nature”, comme si l’écologie se résumait à une journée dans le calendrier municipal.



Alors oui, c’est joli sur l’affiche. Mais au-delà de l’effet d’annonce, une question s’impose : et le reste de l’année ?

Parce qu’AGIR, ce n’est pas tendre un micro devant une tortue en plastique ou faire ramasser trois sacs de déchets aux enfants le temps d’un samedi. C’est aussi :

  • Lancer une campagne de dératisation, puisque les rats et mulots, eux, n’attendent pas une invitation officielle pour coloniser les rues. Peut-être la mairie préfère-t-elle leur tenir compagnie ?

  • Expliquer clairement pourquoi la baignade a été interdite le 16 août dernier. Parce qu’entre les rumeurs et le silence municipal, on se demande si le secret ne sent pas plus mauvais que la vérité.

  • Installer des conteneurs enterrés partout dans la ville, pas seulement dans le centre. Car la propreté, ce n’est pas un privilège réservé aux touristes du boulevard.

  • Planter des arbres et verdir la commune, au lieu de laisser les trottoirs cuire au soleil. Le label “Ville Fleurie” ne s’obtient pas avec des PowerPoint mais avec des racines bien réelles.

  • Réparer les rues délabrées, qui elles aussi racontent une histoire : celle d’une ville qu’on préfère repeindre sur une affiche plutôt que refaire sur le terrain.

  • Classer le site des Orpellières à l’UNESCO en partenariat avec Sérignan, un projet d’avenir et de rayonnement… mais visiblement moins urgent qu’un atelier coloriage “nature”.

La liste est longue, et chacun pourrait l’allonger.

Bref, AGIR pour la nature, ce n’est pas une kermesse municipale. C’est une vision, un plan, une volonté de changer le quotidien. Or, ce que l’on nous sert aujourd’hui, ce n’est qu’une communication bien huilée : une journée de com’, pour masquer une année d’inaction.




 

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