Comment l’État peut-il faire des économies ? Une idée simple mais symbolique
Comment l’État peut-il faire des économies ? Une idée simple mais symbolique
La question des économies de l’État revient sans cesse. Les solutions proposées sont souvent complexes. Une mesure simple, concrète et surtout symbolique peut toutefois être mise en avant.
En France, environ 350 000 élus perçoivent une indemnité mensuelle (ordre de grandeur). Si chacun acceptait de réduire volontairement cette indemnité de 10 € par mois, l’économie serait :
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3,5 millions d’euros par mois
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42 millions d’euros par an
On objectera que ces indemnités sont, pour l’essentiel, financées par les collectivités (communes, intercommunalités, départements, régions) et non par l’État. C’est exact. Mais qu’il s’agisse d’une commune, d’un EPCI, d’un département, d’une région ou de l’État, il s’agit toujours d’argent public, donc de l’argent des contribuables.
Détail des élus indemnisés (ordres de grandeur)
Bloc communal
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Maires : ~34 900 - indemnisés (montant selon la strate démographique).
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Adjoints au maire : ~250 000 - très majoritairement indemnisés (dans la limite des plafonds communaux).
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Conseillers municipaux délégués : sous-ensemble des ~500 000 conseillers - indemnisés en cas de délégation / grandes villes (volume significatif mais variable selon les communes).
Intercommunalités (EPCI à fiscalité propre ~1 250)
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Présidents : ~1 250 - indemnisés.
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Vice-présidents : ~12 000 à 15 000 - indemnisés.
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Membres du bureau / conseillers communautaires délégués : indemnisés en cas de délégation (volumes variables selon les EPCI).
Départements
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Conseillers départementaux : 4 108 - indemnisés.
Régions
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Conseillers régionaux : 1 758 - indemnisés.
Parlement
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Députés : 577 - indemnisés.
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Sénateurs : 348 - indemnisés.
Exécutif national
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Membres du gouvernement : ~40 - indemnisés.
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Président de la République : 1 - indemnisé.
Hypothèse de totalisation : en combinant les maires, la grande majorité des adjoints, une part des conseillers municipaux et communautaires disposant de délégations, les exécutifs et assemblées départementales/régionales, les parlementaires et l’exécutif national, on obtient un ordre de grandeur d’environ 350 000 élus indemnisés. Les volumes précis varient selon les mandatures, les délégations votées et les plafonds légaux.
Il sera aussi avancé qu’un effort uniforme n’est pas « juste » entre un maire rural (indemnité modeste) et un parlementaire ou un ministre. Mais l’objectif n’est pas l’égalité arithmétique : c’est le signal. Rien n’empêche d’ailleurs les parlementaires et les ministres de contribuer davantage.
Cette mesure ne réglera pas la dette publique. Elle enverra toutefois un signal d’exemplarité : ne pas demander aux citoyens des efforts que les représentants ne s’appliquent pas à eux-mêmes.
Et même si Valras Belle et Rebelle se prépare aux municipales de 2026, cela n’empêche pas de porter des idées qui dépassent les frontières de la commune. Penser local n’exclut pas de contribuer au débat national sur la bonne gestion de l’argent public.



